Femmes détruites : 14ème partie / Faut-il soigner les hommes violents ?

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Pour certaines féministes, ces hommes ne sont pas des malades mentaux qu’il faut soigner, mais des délinquants qu’il faut punir. Comment trancher ?

 

Il est exceptionnel qu’un homme consulte spontanément pour trouver une issue à sa propre violence. Souvent, il le fait sous la pression de sa compagne qui menace de partir.

 

La majorité des hommes violents sont dans le déni complet de leur violence et n’ont aucune demande de soins. Ils attribuent le problème à leur femme qui fait des histoires en se plaignant inutilement et qui rompt l’équilibre familial en les quittant. Ils ne mettent un frein à leur violence que si une instance extérieure les y oblige.

 

Les méthodes comportementales, visent à permettre à l’homme un meilleur contrôle de son agressivité. Ces méthodes s’appuient sur les théories de l’apprentissage et du conditionnement. Elles peuvent être utilisées en psychothérapie individuelle ou de groupe. L’homme y apprend à identifier les situations qui déclenchent sa violence, à prendre conscience de son état émotionnel et à réguler ses émotions.

 

Les sociothérapies considèrent que la violence n’est pas le résultat d’une perte de contrôle, mais un instrument sciemment utilisé par l’homme pour contrôler sa partenaire. Le but de ces méthodes est d’aider les hommes violents à construire un couple plus égalitaire et modifier leurs perceptions des relations entre les deux sexes. L’homme apprend à repérer les différentes formes de contrôle exercées sur le partenaire car il est rarement conscient de son comportement. Cela peut être un bon outil de prévention, mais, comme les hommes violents ne se reconnaissent pas comme tel, ils continuent de se convaincre que le contrôle vient de leur compagne.

 

 

Avec des hommes régulièrement violents, il est préférable de commencer la prise en charge thérapeutique par un travail de groupe. Ils leur apprennent à identifier les signes de la montée des colères et des violences. Une fois ces signes repérés, on leur apprend à aller s’aérer et surtout à ne pas faire porter sur leur compagne la responsabilité de leur état.

 

Parmi ces hommes, certains vont changer, mais la majorité cessera les soins très rapidement. Quelques hommes vont cependant reconnaître leur responsabilité.

 

Les hommes violents sont des hommes qui ne parlent pas. Ils ne savent pas plus dire leurs plaisirs que leur colère. Il faut donc les aider à retrouver leurs émotions perdues, celles de l’enfance, et leur apprendre à les communiquer autrement que par la violence. Il faut qu’ils arrivent à stopper la spirale qui les entraîne à reproduire toujours le même type de relation avec une femme.

 

1 / Les hommes violents de façon impulsive et ponctuelle, dont la pathologie n’est pas trop marquée, finiront peut-être par reconnaître leur violence. Ceux-ci gagneront beaucoup à apprendre à se contrôler.

 

2 / Aves les psychopathes, la répression juridique et l’obligation de soins ne font en général que renforcer leurs tendances agressives. Pourtant, ils ont besoin d’un cadre ; la prise en charge devra fournir une relation personnalisée, rassurante par sa fermeté et sa permanence.

 

3 / Le travail thérapeutique avec les pervers narcissiques est difficile, voire impossible, car ils ne reconnaissent pas les faits et ne se remettent pas en question. S’ils acceptent une prise en charge psychothérapeutique, c’est en général de façon très stratégique et utilitaire.

 

4 / Les hommes qui présentent un caractère paranoïaque sont très résistants à toute forme de prise en charge. Dans le cadre d’une obligation de soins, ils peuvent se rendre à des consultations, mais ils se méfieront et camperont sur leurs positions. Il est rare qu’on les fasse changer.

 

Femmes sous emprise de MF Hirigoyen

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