Partager l'article ! Femmes détruites : 12ème partie / S'il y a des enfants, que deviennent-ils ?: ACCES GRATUIT DONNE A CES PAGES AFIN QUE TOUT LE MONDE PUISSE LES ...
Manipulation et
Démence...
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Si les effets de la violence sont faciles à constater sur la femme, il est plus difficile de les repérer sur les enfants. Pourtant, un enfant élevé dans un milieu de violence est aussi une victime de violence.
Cela commence bien souvent pendant la grossesse, puisque cette période de grande tension affective marque souvent le début de la violence d’un père, qui peut se sentir frustré par rapport à la venue d’un enfant. La violence psychologique peut avoir des conséquences graves pour l’enfant à naître.
La période qui suit immédiatement la naissance d’un enfant est une période à hauts risques pour la femme. Confrontées à la maltraitance psychologique de leur conjoint, elles ne peuvent jouer correctement leur rôle de mère, leur rôle protecteur.
Etre témoin de violences est tout aussi dommageable, sinon plus, que d’y être exposé plus directement. C’est pourquoi il ne faut surtout pas minimiser l’impact de la violence sur le comportement futur de l’enfant. Pour un enfant, être témoin de violences conjugales revient au même que d’avoir été maltraité lui-même. Sa mère peut parfois s’arranger pour qu’il n’assiste pas directement aux violences, mais il verra la détresse dans ses yeux, et comprendra.
Certains enfants vont enfermer le traumatisme en eux, donnant à penser que rien ne les a affectés. Mais le traumatisme réapparaîtra plus tard, par des troubles divers. Quelques enfants sauront se protéger en se construisant une carapace ou en se réfugiant dans l’imaginaire. Cependant, la plupart des enfants ne sont pas à même de réagir valablement, et vont exprimer leur désarroi affectif d’une façon pathologique d’autant plus intensément que les désaccords parentaux et la maltraitance se rapprochent des moments clés de leur développement.
D’autre part, les enfants se construisant par identification, il peut se faire que certains s’identifient au parent violent et reproduisent à leur tout la violence dont ils ont été témoins. Cette familiarité avec la violence est comme un mode d’emploi appris et, plus tard, l’individu y aura ou non recours en fonction d’un certain nombre de facteurs.
Paradoxalement, alors que de nombreuses femmes victimes de violence disent rester à cause des enfants, certaines décident de partir quand la violence se dirige contre leurs enfants !
On aurait pu penser qu’une fois sortis de la situation de violence, leurs mères allant mieux, les enfants iraient mieux. Il n’en est rien. Les enfants se trouvent pris dans des conflits de loyauté par rapport à leurs parents et, de plus, sont confrontés à des images d’adultes peu fiables ou bizarres.
Femmes sous emprise de MF Hirigoyen