Il croit que notre vie est une arène
Dont il s’est proclamé le roi
Et dont le taureau est sa reine
Il doit la combattre, pour son moi
Il adore cette main qui mate
Rêve de lui planter une épée
Il s’imagine être un super héros
Se prend vraiment pour un torero
Chaque jour il manœuvre sa muleta
Pour transpercer le corps de sa femme
La folie du matador est belle et bien là
Et engendre de sacrés et fous dilemmes
Tellement hautain, fier et sûr de lui
Il se tourne vers son stupide public
Se croire admiré et contemplé le réjouit
Il leur jette son regard sauvage oblique
Il se croit vraiment fort, incassable, dur
Toujours à mettre en avant sa carrure
Se gorger de sang, il affectionne assez
Il croit être supérieur, l’homme parfait
Moi le taureau, contre ce destin je m’insurge
Grâce à ma volonté de ta malédiction je me purge
Je n’ai pas compris que tu m’avais pris pour cible
C’est pour cela que tu me retenais dans ton crible
Toutes ces années tu m’as traitée comme une esclave
N’as eu aucune pitié, que je pleure ou que j’en bave
C’est ainsi quand un manipulateur choisit sa proie
Il la presse, la casse, la broie telle une noix
Sur mon dos, tu avais posé le fardeau de la culpabilité, lourd
Face à mes appels au secours, mes larmes tu es
resté sourd
J’étais une proie si facile de par mon grand cœur humain
Coupable de trop de gentillesse, j’alimentais
ton regain
Mais à force de trop mon pauvre dos charger
Tu as sauvagement ma santé endommagée
Mon esprit sans faire de bruit s’est réveillé
Mon cœur s’est fermé à toute ta méchanceté
Et j’ai constaté que devant ma douleur tu étais de glace
Que dans ta vie tumultueuse, je n’avais aucune
place
Tu voyais pertinemment que tu m’avais épuisée
Mais tu as continué encore à ma patience user
J’ai compris que de ma santé tu m’avais amputé
Et en remède ne comptais vraiment rien me proposer
Au contraire, devant ma soudaine et vive rébellion
Tu ripostes par des attaques et veux ma liquidation
Me salir comme tu le fais en ce moment auprès des gens
N’est que fanfaronnade pour cacher tes propres méfaits
Cela te conforter dans ton opinion à mon égard, alors fait
J’ai une grande patience et tout se paye heureusement
La vie apportera la justice et me rendra ma paix
Je ne suis pas ni un taureau, ni ta reine en fait
Tu as peut être meurtri mon corps et mon cœur
Ce n’est pas pour autant qu'ils te portent rancœur
Ce n’est pas moi qui suis à plaindre sur cette terre
Mais plutôt ceux, comme toi, qui ne trouve le repos
Qui ne savent se contenter des joies du quotidien
Ni déguster les plaisirs sans se comporter comme des chiens
Mon bel héros n’en était pas un, mon bel héros n’est plus
A ce bourreau démasqué j’adresse ma plus grande pitié
Car un homme qui se comporte de la sorte est un virus
Et ceux qui croient ses paroles sont dans ses mains des objets
Vous qui êtes manipulé(e)s, réveillez-vous !
PERSONNE NE MERITE UN TEL
ACHARNEMENT
LA VICTIME C’EST
MOI…